interview : Comment nourrir sa motivation au quotidien ? Mes conseils pour dépasser les blocages

Qu’on soit élève, étudiant, parent ou adulte plongé dans le monde professionnel, il y a une réalité à laquelle nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre : la baisse de motivation. Cette petite flamme qui nous pousse à avancer n’est pas un acquis permanent. Elle fluctue, elle doute, et parfois, elle s'éteint temporairement sous le poids de la fatigue ou de la routine.

Récemment, j’ai eu le plaisir de partager mon approche au micro de l'émission « Les Experts » sur RTN. À l’aube des rentrées scolaires et professionnelles, c’est le moment idéal pour se poser la vraie question : comment cultiver sa motivation au quotidien et surtout, comment la raviver lorsqu'elle fait défaut ?

Face au blocage : Écouter l'émotion avant de chercher la solution

C’est un réflexe tellement humain, en particulier chez les parents face à un enfant en pleurs devant ses devoirs, ou chez un adulte face à une montagne de tâches : nous voulons tout de suite foncer tête baissée dans la solution. Nous disons : « Allez, concentre-toi », « Fais un effort » ou « Il faut bien passer par là ».

Pourtant, le premier secret que je conseille toujours en gestion mentale est inverse : il faut d’abord accueillir l'émotion.

Derrière une résistance, un refus ou une baisse de régime, il y a souvent une peur (de l'échec, du jugement), de la fatigue ou une surcharge cognitive. Offrir une oreille attentive, poser des mots sur ce qui ne va pas, permet de libérer l'espace mental. C'est uniquement dans un climat serein que l'envie d'apprendre ou de travailler peut à nouveau circuler.

La motivation n'est pas un « don », c'est une habitude qui s'apprend

Dans mes livres (Apprendre avec plaisir et réussir), je défends une conviction profonde : réussir et être motivé n'est pas une question d'aptitude innée, mais de stratégies et d'habitudes.

La motivation ne tombe pas du ciel. Elle se nourrit d'actions concrètes :

  • Découper les objectifs : Une montagne paraît infranchissable. Une seule marche à la fois est toujours à notre portée. Enseignants, parents ou professionnels, apprenez à segmenter les efforts.

  • Donner du sens : Le cerveau a besoin de savoir pourquoi il fait les choses. Quel est l'objectif à long terme ? Quel plaisir ou quelle satisfaction allez-vous retirer une fois la tâche accomplie ?

  • Mettre le corps en mouvement : En utilisant des outils comme la Brain Gym (mouvements de coordination) ou des exercices simples de respiration, on aide le système nerveux à se détendre et à se focaliser. Le corps et l'esprit ne font qu'un !

Le rôle des parents : Transmettre le témoin de la confiance

Pour les parents qui traversent des moments de tension à la maison autour des apprentissages, rappelez-vous que votre rôle n'est pas de porter la motivation de votre enfant à sa place. Notre mission est plutôt de leur transmettre un témoin — comme dans une course de relais.

Cela passe par une communication authentique. Encouragez le processus et l'effort plutôt que le résultat brut. Donnez-leur la structure nécessaire (un cadre calme, une posture physique adaptée), puis faites-leur confiance. C'est en se sentant capables et autonomes qu'ils trouveront leur propre moteur intérieur.

À vous de jouer !

La prochaine fois que vous sentirez votre motivation s'étioler, ne culpabilisez pas. Marquez une pause, respirez, écoutez ce que votre frustration essaie de vous dire, et ajustez votre stratégie mentale.

Et vous, quelle est votre astuce principale pour vous remettre en route les jours de doute ? Partagez vos expériences en commentaires !

Pour aller plus loin : Vous pouvez réécouter l'intégralité de mon intervention dans « La Matinale » directement sur le site de RTN, ou vous plonger dans mes manuels pratiques pour découvrir les profils d'apprentissage et la gestion des émotions au quotidien.

Chaleureusement,

Brigitte Tombez